Illustration : Les Seychelles
Illustration : Les SeychellesIllustration : Les SeychellesIllustration : Les SeychellesIllustration : Seychelles - La DigueIllustration : Les SeychellesIllustration : Les SeychellesIllustration : La DigueIllustration : Les SeychellesIllustration : Les SeychellesIllustration : Les SeychellesIllustration : Seychelelles - la DigueIllustration : Seychelelles - PraslinIllustration : Seychelelles - La Digue - rochersIllustration : Seychelelles - Praslin plage

Voyage-Voyage

Les Seychelles, l'empire des sens

Photo Sébastien Marchal et Philippe Lamarque- Texte Francine George -

Petit tour d'horizon des Seychelles pour commencer.

Les Seychelles, avec ses 115 îles, s'étendent au milieu de l'océan indien jusqu'à presque toucher la ligne de l'équateur. Repère géographique : les Maldives se positionnent au nord-est de cet archipel, Maurice et La Réunion au sud est, Madagascar en plein sud et à l'ouest, le continent africain se profile à la hauteur du Kenya.

Partout à l'horizon, une île, la mer aux nuances turquoise même lorsque le ciel est bas.

Les 41 îles intérieures recèlent les plus anciennes îles granitiques du monde tandis que les 74 atolls et îlots restant constituent les îles extérieures.

Un paradis verdoyant et le temps de vivre au rythme indolent des îles créoles dans lequel le stress urbain s'immisce comme par effraction.

Le touriste est roi, tout est là pour lui plaire. Les Seychellois, partout accueillants, ont un sourire des plus charmants. Les Européens, notamment les Allemands, sont sous le charme, mais toutes les langues du monde s'y côtoient d'une île à l'autre.

Le plus petite capitale du monde

Mahé, la plus grande île, carrefour incontournable pour sillonner la région, abrite la capitale Victoria, centre économique et poumon culturel de l'archipel. Autour de son mini Big Ben, les frémissements de la ville se densifie le samedi, jour de marché. De grandes éoliennes semblent flotter sur l'eau aux abords du port. Le pluralisme culturel peint de ses différentes touches l'espace urbain. Édifices religieux, temple Hindou près du Sir Selwyn Clarke Market, cathédrale aux portes sculptées par Egbert Mardy en mi-hauteur, mosquées et églises adventistes trouvent tous leur place, par ailleurs, les maisons traditionnelles avoisinent les différentes bâtisses coloniales...sans oublier le nouveau sanctuaire du capitalisme sud-africain sur Eden island. 

La capitale des Seychelles s’ouvre au monde en organisant depuis peu le Carnaval des carnavals durant trois jours de festivités, devenant, ainsi, vitrine des îles vanille de l’océan Indien. Défilés, parades, musique s’emparent alors des rues de la capitale vers laquelle les délégations internationales convergent. Et la nuit autour du feu, on danse la Moutia, un mélange de rythmes africains et malgaches. Dans les rues, le babillage des langues remplit l’espace. Les Seychellois, eu égard à leur passé, y répondent en français, en anglais ou en créole et tout le monde arrive à se comprendre. L'anné calendaire est ponctuée chaque mois par un événement au zénith duquel triomphe le mois d'octobre avec son Festival Créole dans lequel est maintenant intégré le fameux Carnaval des carnavals

 

La Petite reine au Jardin d’Eden

Praslin, située au nord-est de l’île principale de Mahé, est un véritable sanctuaire de la nature. L’exploration de l’île, longue de dix kilomètres, se fait aisément à bicyclette. Au centre, la fameuse Vallée de Mai, classée au Patrimoine de l’UNESCO, car elle conserve les vestiges d’une forêt de palmiers dont l’un d’entre eux produit, uniquement à cet endroit,  la plus grosse graine végétale du monde, le fameux coco-fesse.  Au 19e siècle, le Général Gordon la qualifia de Jardin d’Éden. Plages de sable fin, eaux turquoise, refuge du perroquet noir et d’oiseaux marins…Revêtue de la lumière chaude du soleil couchant, l'anse lazzio en reflète tous les atours.

Les rois de la pêche

La Digue, près de Praslin, est une image de carte postale. À la Source d’Argent, des plages paradisiaques avec leurs rochers pulpeux plissés par l’érosion et le vent, une eau toujours aussi turquoise, des jardins d’orchidées et d’hibiscus à l’abri des cocotiers, beaucoup de vélos, peu de voitures… la vie reste, en cet endroit paradisiaque, purement authentique. La plupart d’entre eux sont de savants pêcheurs, en petite barque à moteur lorsque l’océan est calme, au casier, au filet, sans oublier au large, sur les bateaux de pêche au gros. Les poissons sont directement vendus sur place, en bord de route, ou transportés chez les restaurateurs.

 

Le tour des îles

L’archipel se divise en deux parties, les îles intérieures granitiques qui se situent autour de Mahé, tels que Praslin ou  la Digue regroupant 98 % de la population, et les îles coralliennes extérieures, comme les Amirantes, le groupe de Farquhar où vivent les 2 % restants, sans eau potable, sur des récifs peu élevés qui risquent de disparaître avec la montée des eaux. Les Seychelles devraient dépasser le seuil des 100 000 habitants en 2018.              

Dans ce tour d’horizon, une île mérite une attention particulière. Bird Island, située à 100 km de Mahé -un petit aéroport permet d’y accéder rapidement-, est une île-hôtel constituée de 24 bungalows aux toits de chaume, parfaitement bien intégrés dans la forêt de cocotiers. Sanctuaire des oiseaux marins, notamment des frégates, elle abrite aussi les tortues de mer géantes, notamment la célèbre Ésmeralda, doyenne de son espèce, qui a déjà vécu 200 ans.

L’économie seychelloise repose principalement sur le tourisme que l’État tente de réguler grâce à des dessertes aériennes contrôlées. L’évolution des comportements, le manque de respect généralisé de touristes pressés donnent parfois lieu à une confrontation délicate entre les îliens et ces visiteurs de court séjour. Le mitraillage sans égard des scènes de pêche traditionnelles en est un exemple. Mais les Seychellois gardent, en toute circonstance, le sourire.

D’origine métissée, comme dans toute cette partie de l’océan indien, les influences européennes, africaines, indiennes et chinoises façonnent la gastronomie seychelloise, dont le poisson et le riz constituent les principaux ingrédients. Carry coco, carry zourite, dhal, tartes aux légumes, mousse ou salade de fruits tropicaux, les papilles s’émoustillent de leurs senteurs finement épicées et de leurs couleurs chatoyantes.

 

La destinée seychelloise

Particulièrement touchés par le réchauffement climatique et la destruction des coraux, les Seychellois ont depuis longtemps opté pour un tourisme sélectif et un développement responsable avec des éco-lodges de bon niveau. Très concerné par les énergies renouvelables, l’archipel mise sur le futur et s’est équipé d’un parc éolien devant le port de Victoria. Étrange vision que ces étoiles géantes accrochées à de grands poteaux blancs plantés au milieu d’un paysage enchanteur bordé de cocotiers. Îles si longtemps ignorées des cartes des explorateurs, elles deviennent aujourd’hui l’observatoire privilégié des bouleversements climatiques.

 

Un effet boomerang à l’histoire singulière des Seychelles. L’archipel fut accosté par les marins arabes qui sillonnaient jadis les mers, récupéraient, sans doute, les fameux coco-fesse et les revendaient à prix d’or en se gardant bien d’en dévoiler la provenance. Plus tard, en 1502, Vasco de Gama, lors d’une de ses expéditions, signala les îles extérieures et c’est ainsi que les Amirantes furent baptisées en son honneur " les îles de l’Amiral ". À la fin du 17e siècle, ce furent plutôt les pirates qui firent escale dans ces îles désertes où ils pouvaient cacher en toute quiétude leur butin. Mahé de la Bourdonnais, alors gouverneur des Mascareignes, envoya le premier des expéditions sur ces îles lointaines et la plus grande fut ainsi appelée par son nom. Les premiers habitants y débarquèrent en 1770 seulement et en prirent possession au nom du Roi de France. L’archipel se nomma d’après le ministre des Finances de l’époque. Ensuite éclata le duel franco-britannique et les Seychelles passèrent définitivement sous domination britannique en 1811. Très vite, les esclaves furent libérés, mais ne voulurent plus travailler sur les plantations de coton. L’exploitation du coprah leur suffisait pour vivre. En 1976, les Seychelles gagnèrent leur indépendance et la République seychelloise fut proclamée le 29 juin.

 

À SUIVRE - LA ROUTE DES ARTISTES SUR MAHÉ - PRASLIN - LA DIGUE

Informations pratiques

Pour les Réunionnais, Air Austral opère deux vols par semaine de Saint-Denis à Mahé.

Pour les autres destinations, Air Seychelles, ses partenaires et plusieurs compagnies relient Mahé à différents points du globe directement ou par étapes.

Toutes les informations pratiques sur le site de l'office du tourisme des Seychelles - STB - Seychelles Tourim on Board : http://www.seychelles.travel/fr

https://www.facebook.com/seychelles.tourismboard

 

 

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