Illustration : DIPAVALI 2015

Voyage

DIPAVALI 2015

Dipavali 2015 -

Le Dipavali, fête de la lumière, se déroulera du 09 au 15 novembre à Saint-André au parc du Colosse avec, en point d'orgue, le grand défilé des chars en centre ville et le spectacle au stade Sarda Garriga le samedi 14 novembre. À Saint-Denis, le Dipavali se déroulera au Barachois dans la soirée du samedi 7 novembre.

Fête de la communauté tamoule à La Réunion, le Dipavali qui vient du sanskrit "Deebam" signifiant "Lumières" offre, au-delà des célébrations religieuses, une belle immersion dans la culture indienne, défilés de chars, danses traditionnelles, Barata Natyam, feux d'artifice, expositions artisanales, projections de films, conférences, dégustations de pâtisseries concoctées pour l'occasion...Un super programme préparé par de nombreuses associations pour inviter tous les publics à venir à leur rencontre !

LES ORIGINES DU DIPAVALI DÉCRITES PAR LA VILLE DE SAINT-ANDRÉ

 http://www.saint-andre.re/Le-Dipavali-du-9-au-15-novembre


"Le Dipavali en Inde est une fête nationale célébrée dans plusieurs états, de différentes façons.

Dans le Nord, cet événement s'appuie sur l'épopée du Ramayana.
Après 14 ans d'exil, Rama retourne avec Sita et son frère Lakhsmana, au royaume d'Ayodhya où ils sont accueillis par le peuple avec gaieté et des rangées de lampes.


Dans le Sud de l'Inde, elle est fixée à la 14 ème lune avant l'Amavasti (nouvelle lune), selon le calendrier tamoul. Une légende raconte qu'un démon appelé Narakassourin répandait le mal auprès des villageois et des sages en utilisant ses pouvoirs magiques. Les pénitents prièrent alors le Dieu Vishnou qui se réincarna en Kannain et le tua.
Cette bataille eut lieu à la fin de la nuit (de 3h à 4h du matin).
Avant de mourir, Narakassourin comprit sa faute et demanda pardon à Vishnou. Le Dieu protecteur lui promit alors d'exaucer ses dernières volontés. Narakassourin dit : " Il faut fêter ce jour qui marque la disparition du mal et le triomphe de la justice". Cette victoire est aujourd'hui représentée par la lumière, la prospérité, incarnée par la déesse Lakshmi.


Depuis, à cette période de l'année, les fidèles se lèvent tôt, vers 3h du matin, prennent un bain avec de l'huile de sésame, portent des vêtements neufs, se rendent au temple et prient. Pour célébrer ce grand jour, les maisons sont décorées de rangées de lampes et des mets sucrés sont servis."

 

DESCRITION DES DIFFÉRENTES FÊTES DU DIAPALI À TRAVERS LE MONDE SELON LE PORTAIL DES CULTURES INDIENNES DE LA RÉUNION

http://www.indereunion.net/grosplans/dipavali

 

 "Il est intéressant de remarquer que le Dîpavalî, ou Diwali, est populaire dans la quasi totalité de la diaspora indienne. Nous citerons quelques exemples :

  Aux Fidji, le Diwali est l'occasion d'une fête en famille et entre amis, mais aussi celle de manifester son esprit de tolérance et d'ouverture envers les autres communautés de l'archipel. Lampes à huile et bougies sont bien sûr à l'honneur.

  En Malaisie, où les hindous représentent environ 8% de la population, la fête est appelée Hari Diwali, et elle l'occasion d'un jour férié au cours duquel Malais, Chinois et descendants d'Indiens tendent à fraterniser. Prières à l'autel familial et au temple, hommage rendu aux aînés, bain d'huile, constituent des traditions héritées de l'Inde, notamment du Tamil Nâdu. A noter toutefois que les feux d'artifices et autres pétards sont exclus, par respect des lois locales.

  Au Sri Lanka, île dont l'histoire est profondément liée à la mythologie du Râmâyana, la fête est aussi fort importante. La déesse Lakshmî est particulièrement honorée, les illuminations ne sont pas oubliées, et l'aspect alimentaire est un des plus appréciés de la population, puisque le Diwali est l'occasion d'un repas de fête, mais aussi celle de s'amuser avec des figurines de sucre que l'on consomme comme des bonbons.

   À Trinidad, le "Festival of Lights" (la Fête des Lumières) est jour de congé national où les diverses communautés de cette société multiculturelle se retrouvent pour partager leur joie. Lors des semaines précédant la fête, les hindous reconstituent par des représentations théâtrales populaires certaines des légendes d'où la fête tire son origine. Le soir du jour J, maisons et rues s'illuminent de milliers de lampes à huile en terre appelées localement "diyas".

 À Maurice, la fête commémore toujours la victoire de Râma sur le démon Râvana, autant que celle de Krishna sur cet autre démon, Nârakâsuram, mais elle marque aussi le début de la saison chaude. La tradition veut que l'on mette ses comptes à jour, notamment dans le commerce, car le jour du Diwali est spécialement propice à cette activité. Ici aussi, la fraternisation des diverses communautés d'origines ethniques variées est un des aspects incontournables de la fête.

  Mais le Dîpavalî se célèbre aussi un peu partout, du Guyana à l'Afrique du Sud, du Népal à la Grande-Bretagne ou de l'Australie au Kenya, autant de pays où vivent des groupes indiens de plus ou moins grande importance démographique.

  En Inde même, les traditions varient selon les régions, avec notamment des différences entre le nord et le sud. La période du Diwali correspond généralement à cinq jours de célébrations.

   Dans le nord, les festivités débutent le jour de Dussehra. L'illumination de nombreuses lampes à huile, l'usage de pétards destinés à chasser le mal, et l'échange ou la distribution de cadeaux tels que bonbons et fruits secs sont des traditions vivaces. On interprète aussi  la Râma-lîlâ - retraçant la victoire du héros sur le démon Râvana - dans les rues, et les commerçants restent ouverts jusqu'à la mi-journée, cherchant à s'attirer le bénéfice de bonnes affaires tout au long de l'année à venir en vendant le plus possible en ce jour faste.
   On remarquera aussi, par exemple, les hindous du Bengale font de la Fête des Lumières une célébration davantage destinée à la déesse Kâlî qu'à Lakshmî. Kâlî est notamment vénérée lors du deuxième jour des festivités. Contrairement à d'autres états, les traditions consistant à se vêtir et se parer de neuf, où à continuer les affaires commerciales, ne sont pas présentes au Bengale.
   Tel n'est pas le cas au Gujarât, où le quatrième jour de la fête, le jour de Govardhan Puja, est même considéré comme le Nouvel An local. La tradition du sathia,ou rangoli, équivalent de ce que l'on appelle kolam en pays tamoul, est particulièrement vivace. A noter aussi que les cinq jours de la fête sont ici dédiés à Lakshmî.

   Dans le sud, la pratique du kolam est aussi, bien sûr, très importante, de même par exemple que celle du bain d'huile du matin. Une légende explique que le démon Naraka (Narakâsura), sur le point d'être tué par Krishna, reçut de celui-ci la possibilité de réaliser un dernier souhait. Le démon demanda que son dernier jour soit l'occasion pour lui d'une grande fête... qui s'est donc perpétuée jusqu'à nos jours par le Dîpavalî.


   Au Tamil Nâdu, la tradition veut que, la veille des festivités, on nettoie le four de la maison, on le purifie avec du jus de citron, on le décore de quatre ou cinq pottu(s) et on y place de l'eau. Dans la pièce où se déroule la pûjâ on dispose des feuilles et des noix de bétel, de la pâte de santal, de la poudre de curcuma, des fleurs, des bananes, de l'huile de sésame, etc. sans oublier les vêtements neufs et les pétards, placés sur un plateau. Le jour même du Dîpavalî débute, comme il a été dit, par le bain d'huile, qui passe pour être aussi spirituellement efficace qu'un bain dans le Gange sacré. Habillé de neuf, on prend un petit déjeuner où les plats sucrés ont le beau rôle, par exemple le petit gâteau appelé ukkâri. La journée se poursuit avec diverses réjouissances et cérémonies, en particulier dans la pièce destinée à la pûjâ, où la grande lampe à huile de laiton a été allumée. Une banane, une feuille et une noix de bétel sont offertes à chaque membre de la famille."


 

Programme et informations sur www.saint-andre.re

 

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