Illustration : Paravant de Zao Wou-Ki

BEAUX ARTS

Exposition Zao Wou-KI à la Fondation Gianadda

DR Fondation Gianadda -

Au creux d'une vallée bordée de forêt et de coteaux de vignes en terrasses, la ville de Martigny, en Suisse, recèle bien des trésors. À l'origine de cet étrange engouement, un bâtisseur, Leonard Gianadda qui au fil du temps a oeuvré dans ce sens, sculptures offertes à la ville, fondation d'art contemporain, salle de concert...
À découvrir en ce moment jusqu'au 17 juin Zao Wou-Ki

 

Zao Wou-Ki est reconnu dans le monde entier comme l’un des plus grands peintres contemporains. Né à Pékin en 1920 et naturalisé français en 1964, il s'est éteint à Nyon dans le canton de Vaud en 2013, à l’âge de 93 ans.

Avec la précieuse collaboration de la Fondation Zao Wou-Ki, la Fondation Pierre Gianadda présente, pour cette première rétrospective en Suisse, une cinquantaine de toiles et une trentaine d’œuvres sur papier, parmi lesquelles un ensemble monumental de grands formats, diptyques et triptyques, exceptionnel dans leur rassemblement.

L’exposition met en situation les différentes étapes de la pratique chromatique et lumineuse du peintre pendant une soixantaine d'années suivant un parcours personnel aussi riche qu’inspiré.

Après une première période figurative motivant son désir de découvrir la France en 1948 (portraits, natures mortes et paysages réinventés), Zao Wou-Ki s'approprie une approche toute initiatique de la réserve occidentale reprise de Paul Klee, qui le conduit avec une grande sûreté de mains dès les années 1960-1970 vers de larges développements abstraits dans un espace lyrique libéré : autant de compositions prégnantes qui préludent aux ambitieux formats brossés dans les années 80, jusqu'aux oeuvres ultimes qui ponctuent le tournant du siècle.

En contrepoint de cette sélection d’huiles emblématiques de très grand format, une ample suite, volontairement limitée au noir et blanc, de grands lavis sur papier, met en lumière sa praxis ancienne de l'encre de Chine, et précise, s'il en était besoin, le pont imaginaire que le peintre a établi avec force durant plus d'un demi-siècle entre l’Asie et l’Occident.

Les œuvres proviennent de collections particulières européennes et asiatiques.

Le COMMISSARIAT est assuré par Daniel Marchesseau, Conservateur général honoraire du Patrimoine.