Illustration : Christine Salem

SPECTACLE

Christine Salem à la une

Photo Franck Loriou -

Christine Salem sort son nouvel album LARG PA LO KOR aujourd'hui à La Réunion et le 6 février 2016 à l'international.
Nouvel opus, nouvelle amitié musicale, après Moriarty c'est avec le guitariste Seb Martel que Christine Salem célèbre le maloya et en imagine de nouvelles consonnances en toute liberté.
À découvrir ce soir au Palaxa à 21h.
Christine Salem participe également au concert solidarité Ensamb' donné le 14 novembre à 20h au Park Omega de Cambaie à Saint-Paul

LE LIEN POUR ÉCOUTER QUELQUES EXTRAITS DE LARG PA LO KOR : https://soundcloud.com/zamoralabel/sets/christine-salem-larg-pa-lo-kor/s-wn9Ha

LE LIEN DU SITE DE CHRISTINE SALEM : www.christinesalem.com

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Parfois, un artiste fait ce qu’il veut. Dans l’histoire de la musique, cela donne des albums solo venant après une vie de groupe, des échappées acoustiques, des expériences autarciques, des moments d’apesanteur. Chez Christine Salem, c’est Larg pa lo kor.  

" J’avais envie d’aller au bout de mes envies ", avoue-t-elle avec une limpide sincérité. Cette envie de ses envies, c’était par exemple de composer à la guitare ou au piano, d’aller vers le blues, la chanson, la parole, la mélodie, l’harmonie. De laisser derrière elle toute habitude, tout devoir, toute obligation.

 

Pourtant, elle est une des voix les plus reconnues du maloya de la Réunion, une musicienne qui souligne avec une vigueur saisissante les racines malgaches ou comoriennes de sa culture. Et, pour son sixième album, elle a voulu travailler autrement. " Je n’ai pas de " vraie " formation musicale, je ne sais pas lire la musique, je joue d’oreille. Et, quand on reste dans la tradition, on respecte instinctivement un certain nombre de choses. Alors, quand mes musiciens – qui connaissent beaucoup mieux la musique que moi – me disaient " d’habitude, on ne joue pas ça comme ça ", je leur disais : " Non, on ne retourne pas là-bas, on reste ici ! "

Cet " ici " tout neuf de Christine Salem est une musique à la fois enracinée et libre, aussi intérieure que généreuse, résolument ouverte et sereinement idiosyncrasique.

 

Larg pa lo kor porte dans son histoire les traces de beaucoup de rencontres de Christine Salem. Déjà, son histoire d’amitié et de musique avec Moriarty. Elle avait connu Thomas, l’harmoniciste du groupe américano-parisien, lorsqu’il avait été régisseur d’une tournée de Salem Tradition, alors dans ses premières années. Le lien s’est maintenu, qui a amené Moriarty à la Réunion et à des collaborations variées – et maintenant Rosemary Standley qui vint poser sa voix sur plusieurs titres.

 

C’est d’ailleurs par Moriarty que Christine a rencontré Seb Martel, musicien d’exception aux horizons immenses. Il a été guitariste de M, Camille, Salif Keita, Bumcello, Femi Kuti, General Elektriks, Las Ondas Marteles, et son carnet d’adresses s’étend de la variété à maintes avant-gardes. " Il est immédiatement rentré dans le maloya ", note Christine, qui a trouvé en lui un compagnon d’aventure complet : Seb joue de la guitare, de la basse et réalise l’album.

 

La greffe Martel prend aussi très facilement avec les deux percussionnistes qui travaillent habituellement avec Christine, David Abrousse et Harry Perigone. Et, dès le départ, les amarres sont larguées. Par exemple, Christine n’explique pas les rythmes qu’elle souhaite entendre sur ses compositions en jouant du kayamb, mais au piano. " Ça a surpris David et Harry, mais ça les a aussi libérés. "

 

Ayant décidé de se consacrer uniquement à la musique, Christine Salem a abandonné son travail salarié d’accompagnement social en 2012. Désormais, la musique ne doit pas se faufiler entre vacances et congés sans soldes, et elle poursuit plus sereinement le chemin amorcé très tôt – désir de musique à huit ans, première guitare à treize ans, apprise avec les musiciens du voisinage. Aujourd’hui, elle constate qu’elle joue " un peu de tous les instruments, d’instinct " mais, pour la première fois, pose sa guitare sur tout un album et se prépare à le faire sur scène.

 

Elle laisse venir calmement son album… Certains titres avaient été commencés il y a une dizaine d’années, d’autres jaillissent de la transe, pendant les cérémonies kabar ou certains concerts. La seule contrainte qu’elle s’impose est de n’en avoir pas. Dada, qui raconte le HIV vu par les yeux d’un enfant, vient d’un concert pendant la journée internationale contre le sida. Mandela a déjà été joué en Afrique du Sud, où Christine a été bouleversée par l’accueil fait à sa chanson. La chanson Mi larg pa lo kor a été travaillée avec Moriarty…

 

Ce n’est pas seulement dans sa genèse que cet album est serein. Christine Salem n’a plus les mêmes intentions rugueuses que dans certains albums précédents. Il est vrai qu’elle sait la valeur et l’ampleur du chemin accompli depuis son premier enregistrement, en 2001. " J’étais déjà en colère parce qu’on nous parlait de nos ancêtres les Gaulois. Puis on m’a dit : " Tu n’iras pas loin avec le maloya. " Nous sommes allés aux États-Unis. Le New York Times nous a classés parmi les dix meilleurs concerts de l’année. " En deux ans, elle a donné plus de cent concerts à travers le monde, de l’Afrique du Sud à la Pologne, des Comores à l’Australie, du Mozambique au Canada…

 

Oui, elle a passé un cap, qui l’a libérée : " Je n’ai plus besoin de montrer, de démontrer. " Que la tracée élue par Christine Salem soit aussi surprenante et familière à la fois ne doit pas surprendre. En abolissant la routine, la redite, le retour sur ses pas, elle s’invente une liberté. Une liberté radieuse, solennelle, juste. Une liberté conquérante, nourrie de ses recherches spirituelles autant que de son parcours de musicienne. Une liberté tendue vers l’autre, une liberté de partage et de ferveur.

 

Agenda novembre

 

Concerts Christine  Salem ek Sébastien Martel

  • 6 novembre : Palaxa Saint-Denis
  • 7 novembre : K Saint-Leu
  • 13 novembre : Bisik Saint-Benoit

 

Les autres RDV

  • Le 10 novembre à La Cabine à bulles St-Pierre

Afeterwoks à partir de 18h : rencontre, séance d'écoute, performance dessinée

 

  • Le 11 novembre à la Tête dans les étoiles St-Gilles

Afterworks de 17h à 21h : rencontre, séance d'écoute

 

Discographie

 

  • " Waliwa ", 2000 – Salem Tradition & Escales de Saint-Nazaire / L’Autre distribution
  • " Krié ", 2003 – Cobalt / L’Autre distribution
  • " Fanm ", 2006 – Cobalt / L’Autre distribution
  • " Lanbousir ", 2010 – Salem Tradition & Cobalt / L’Autre distribution & KDM Family
  • " Salem Tradition " 2012 - Cobalt / L’Autre distribution
  • " Larg pa lo kor " 2015 - Blue fanal, Lundi Prod & Zamora Label / L’autre distribution

 

 

Musiciens

 

  • Christine Salem : chant, kayanm, guitare
  • Ary Périgone : chœurs, percussions
  • David Abrousse : djembé, dundum, tama
  • Sébastien Martel : guitare, harmonica (sous réserve de disponibilité)

 

 

Contacts

 

Développement / diffusion Océan Indien

Nathalie Soler / Lundi Production

336 rue Saint-Louis

97460 Saint-Paul

Mail : nathalie.soler@wanadoo.fr

Tel : +262 692 85 41 55

Fax : +262 262 44 40 87

www.christinesalem.com

Tourneur

Zamora Productions

Sabine Châtel

84 av. de la République

75011 Paris - France

tel  +33 (0)1 71 18 16 76

fax  +33 (0)1 43 72 42 00

http://www.zamoraprod.com

 

Label

Une co-production Blue Fanal, Lundi Production & Zamora Label

 

Illustration : REUNION

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